CES DAMES
Général pour les jeunes filles de la bourgeoisie, l'usage du pantalon ne l'est pas moins pour les femmes.
Quelques-unes, cependant, une fois mariées, le supprimeront avec plus ou moins de facilité, soit l'été, soit en toutes saisons: affaire d'habitude et de latitude.
Enfin, pendant longtemps, il fut des vieilles dames qui, n'en ayant pas porté dans leur jeunesse, ne purent jamais se faire à en porter, et moururent sans avoir sacrifié à cette mode.
Qu'elles reposent en paix.
La lingère parisienne ne se contente plus d'en donner des patrons au commencement de l'hiver ou de la saison des excursions; sœur Véronique
et le sieur Pantalon ne sont plus seuls à en fabriquer. Le pantalon est devenu un rayon florissant de nos bazars parisiens. Certaines même de nos lingères se sont spécialisées dans sa confection. Le pantalon n'est pas seulement un art et une arme, il constitue aussi une industrie,—une industrie qui a, elle aussi, ses chevaliers.—Mais c'est, comme celui de Joseph Prud'homme, un sabre à deux tranchants, auquel la loi du «repos hebdomadaire» a parfois fourni à de joyeux quiproquos, telle cette enseigne relevée par le Mercure de France, rue de Châteaudun:
LINGERIE, CORSAGES, CHEMISES, PANTALONS.
FERMÉ LE DIMANCHE[360].