Que Suzette remette le sien dans le décor connu du home de la rue de Courcelles, la «frissonnière» de Maugis, dont tant ont fait volontiers leur «petit home», ou que, chez la Triple Veuve, elle le retire, déchiré et tombé dans ses jambes, elle aura eu le temps dans l'intervalle, de chercher à «lâcher» l'obèse, chauve, libidineux et spirituel philosophe[413].

Willy en est un, à sa manière, et entre le pantalon dont on noue les cordons et celui que l'on quitte, il y a bien place pour une tranche de vie.

Avec le Pantalon de Mme Desnou, d'Henri Beauclair, c'est le roman à la fois bourgeois et ancillaire, toute la lyre! Enfin, la Jeanne d'Adoré Floupette a sur d'autres la supériorité d'avouer et même de démontrer péremptoirement au tribunal qu'elle porte sous ses jupes le pantalon de la notairesse[414].

Il n'en était pas de même à Solignac (Haute-Vienne) dont la châsse et mon homonyme l'antiquaire Dufay ont révélé à beaucoup l'existence. En présence des dénégations de la délinquante, une des servantes de l'auberge, la mère de la plaignante, se vit élever par le brigadier de gendarmerie—sans pitié, mais non sans pudeur—à la dignité de matrone et dut faire sous les jupes de la fille les recherches qui amenèrent la découverte de la flanelle populacière et peu close de sa progéniture.

Quand on n'est pas couvert par l'autorité de ce corps d'élite, c'est une plaisanterie assez risquée de vouloir, avec nos humoristes nationaux, constater à un dîner de noces, si la mariée a ou n'a pas un pantalon.[415]

Mieux valent—hantise des dessous—les «souvenirs» ou «visions» du Gaga, par lui crayonnés à foison: «corsets», «pantalons blancs», «chemises même»[416]. Ce sont des petits jeux qui ne font de mal à personne, en attendant que la paralysie générale y mette un terme.

Cette hantise, pas un de nos romanciers ne semble y échapper.

Afféteries poudrerizées, réalisme brutal, élégances perverses, cantharides et piments, fruits verts ou déjà presque blets, c'est, blanche et rose, ou bleue, la chanson des dessous; «ce sont les secrets des dames» non plus «défendus à révéler», mais que l'on se fait gloire d'étaler abondamment aux yeux.

L'auteur y prend autant de plaisir que le lecteur. Avec la machine à écrire, on n'a pas à tenir le papier: on peut écrire d'une main.