«Elle examine les hardes et met de côté ce qui peut encore aller au raccommodage. Elle prend un pantalon dont les cordons sont arrachés et le pose à part. Tout cela avec un calme parfait.»[439]

Au cours d'une nouvelle de Peter Nansen, Marie, dont M. Gaudard de Vinci, a publié la traduction dans la Revue Blanche, c'est un déshabillage et sa psychologie. J'en détache ces lignes:

«Les rubans se dénouent et se dégrafent des agrafes, les jupons glissent et le corset sur le plancher. D'où vient cette gentille personne en pantalons se blottir sur ma poitrine.

«Qu'elle est petite en petit garçon, la grande jeune fille de tout à l'heure»[440].

Le «petit garçon» n'est pas tout à fait un inconnu, toutefois, il marque moins que le «gamin vicieux» et il faut savoir gré à M. Peter Nansen de nous avoir évité cette redite.

Encore que le pantalon lui soit à la fois un objet d'horreur et d'envie, il n'est jusqu'à Armand Silvestre qui ne lui ait consacré une nouvelle entière: le Pantalon d'Héloïse.

Puis, c'est, à la garden-party offerte par Mme Hackel-Cadosch, l'accident qui, sous ses jupes, embarrasse fort Suzanne de Lizery et auquel l'infortunée cherchait à remédier, lorsque survinrent le fâcheux Napoléon-Démosthène et Rebecca elle-même.

—Oh! mon vieux Maugis, soupira Mme de Lizery... Ne vous moquez pas de moi... Il m'arrive la plus terrible chose qui puisse arriver à une femme, surtout dans le costume que je porte.

—Le plus grand malheur qui puisse arriver à une femme?... Vous perdez votre pantalon? dit Maugis avec une sombre certitude.

—Vous l'avez dit! Que faire, mon Dieu... je ne puis pourtant pas le laisser glisser et s'abattre à mes pieds...