Au reste, si la pudeur semble conseiller aux fillettes l'usage du pantalon fermé, pour éviter d'en laisser trop voir, dans leurs jeux, sous leurs jupes courtes, on peut se demander si l'hygiène et la pudeur marchent de pair à ce point de vue?
Aux inconvénients qu'on lui connaît, le pantalon fermé en joindrait, paraît-il, un autre, qui ne serait pas sans rappeler les caleçons de laine et les esprits vitaux du recueil de Corona.
Moraliste plus qu'on s'y devrait attendre, Jean de Villiot signale cette particularité dans sa Maison de Verveine:
«Le contact, on le sait, est le plus grand ennemi de la chasteté de la femme.
«Qu'elle porte des vêtements amples et son tempérament restera calme.
«Les religieuses ne portent point de pantalons[507].
«Les paysannes, qui sont en somme assez chastes, n'en portent pas non plus, et quand elles se penchent on voit leurs cuisses nues par dessus leurs bas sans jarretières[508].
«Au contraire, toutes les femmes de plaisir—professionnelles ou autrement—portent des pantalons et les plus élégants qui soient, tandis que la vieille fille prude, les plus hideux possible, et souvent n'en a pas.
«Je connais une dame qui non seulement ne veut pas de ce vêtement pour elle, mais encore ne permet pas à ses filles d'en porter.
—C'est immodeste, dit-elle.