La scène est prévue d'ailleurs. Elles relèvent leurs jupes avec la facilité que d'autres mettent à se coucher ou à s'agenouiller. Le négrier en blanc devant lequel elles montrent le plus possible de leurs jambes vise parfois à l'esprit et joint à sa rosserie celle du mot.
—Je vois ce que c'est... tu auras du succès dans les levers de rideau, fait dire à l'un d'eux, J. Wély, dans un de ses dessins du Rire (29 février 1908).
Les dessous de leurs pensionnaires les intéressent, il est vrai, bien plus que leurs couplets. On connaît cette réponse faite à une artiste et que nota Ibels dans sa Traite des Chanteuses, par le directeur d'une de ces agences où le chantage semblait se pratiquer plus que le chant:
—Hé! je me fous pas mal de vos chansons, c'est votre répertoire de pantalons qu'il me faut![544].
Depuis une vingtaine d'années surtout,—conséquence probable de la campagne de la ligue contre la licence des grues,—le pantalon a pris autant de place, sinon plus, dans la légende des dessins, que sous les jupes de celles qui les portent.
Nos humoristes ont fait bon marché (rayon de blanc) de la pudibonderie bébête qui, longtemps, avait imposé son p'tit cadenas à leur crayon et à leur plume. Le pantalon apparaît dans leurs légendes et dans leurs dessins, depuis le moment où on l'achète jusqu'à celui où on les quitte.
L'ordre semble on ne peut plus logique. Pourquoi ne le point suivre?
De Tézier, dans le Charivari, cette Parisiennerie. A un comptoir d'un grand magasin, une belle dame marchande:
—Bien cher, tout cela.