Et c'était Mabille, dont le dessinateur Pelcoq célébrait ainsi les quadrilles:

Revue de Mabille.

Arme au bras!... Le plus fier mouvement de la danse nationale française (traduction anglaise de ce qu'à Mabille on nomme tout bonnement le cancan). Shocking! et «pas de début» pour toute femme qui veut se poser un peu bien dans le monde.

(Le Journal amusant, 12 septembre 1868.)

Nous avons mieux: l'opium, l'éther, la cocaïne posent davantage, de nos jours la petite grue qui va tanguer à Magic-City, quitte à regagner, par l'autobus, la fontaine sacrée de Pigalle, si le michet désiré ne répondit pas au sourire carminé de ses lèvres.

Le cancan ne saurait fournir à une jeune personne qui se destine à la prostitution le collier et l'Hispano-Suiza dont rêve toute première communiante. Le quadrille est mort avec la Goulue et je doute qu'elle se soit retirée millionnaire.

Heureuse époque, on dansait sous les marronniers des Champs-Élysées. Les modes n'étaient peut-être pas jolies, jolies, mais, les «petits crevés» savaient ne pas demeurer insensibles aux hardiesses d'un cavalier qu'ils s'empressaient de ne pas laisser seul:

—Savoir danser! t'es jeune, ma petite! Avec une jolie jambe, comme ceci... mets tes jupes sur ton bras, comme ça, et pars du pied gauche!

(Stop: le Charivari, 1867.)