(Métivet: Le Rire, 1er août 1908.)
Retiré dans le salon d'un Monsignore—encore un salon où l'on passe, si l'on y cause peu—le pantalon d'une visiteuse peut se retrouver parmi l'inutile paperasse des dossiers d'une commission d'enquête. La politique est un grand bazar auquel les jeux de l'amour ne sont pas interdits et ces dentelles peuvent constituer pour quelque arrondissementier obscur et farouche une révélation toujours pénible:
A la commission d'enquête Montagnini—N... de D... un pantalon de ma femme!
(Le Rire, 4 mai 1907.)
La caricature est vraiment bonne fille. Elle nous rafraîchit la mémoire: qui, sans elle, se souviendrait, même à la Chambre, de cet abbé Montagnini, que l'on expulsa comme un vulgaire correspondant austro-boche, et dont quatorze vers n'ont pas permis de soupçonner le secret?
Le pantalon de sa femme! C'est lui également que rapporte, dans cette amusante page de Caran d'Ache, la Vie de château, cet animal fidèle, mais gaffeur, auquel le Petit musée de la Conversation[552] assurerait qu'il ne manque que la parole.
A la première heure, le gentilhomme campagnard, couvert d'une chaude pelisse et son cigare déjà allumé, est sous les fenêtres de l'invité:
—Allons, debout!... le paresseux, venez faire le tour du propriétaire.