L'EMPIRE, LA RESTAURATION LA MONARCHIE DE JUILLET.

Quant à l'inexpressible, sachez-le, mes belles lectrices,—écrivait Violette dans son Art de la Toilette—il est absolument moderne et même contemporain: c'est une mode anglaise et nos grand'mères ne les connaissaient pas»[136].

C'est là se montrer un peu affirmatif. Il en est de même de l'élégant dessinateur Vallet, qui fait seulement remonter l'usage du pantalon au règne de Charles X.

«C'est vers la fin du règne de Charles X que les femmes commencent à porter des pantalons mais cet usage ne se généralisa que beaucoup plus tard et rencontra tout d'abord de violentes résistances»[137].

En ce qui touche les résistances, M. Vallet, qui a semé dans la Vie Parisienne et dans l'ancien Chat Noir tant de jolis croquis, est dans le vrai. Elles furent violentes et de longue durée.

Quant à la date, il convient de faire des réserves. Le pantalon n'avait pas attendu la fin de la Restauration pour se produire. La lutte durait à cette époque, depuis plus de vingt ans déjà et l'avantage ne semblait pas appartenir au pantalon lorsque «le pieux monarque» dut reprendre le chemin de l'exil.

«Mode anglaise», comme le dit avec raison Violette. Retirée à Rodney-Hall, au milieu d'anciennes émigrées, dans une sorte de maison de retraite que dirigeait Mme de Mirepoix, Mlle de Condé n'avait pas assisté sans étonnement à cette nouveauté. Les pantalons des jeunes filles, comme leurs jupes courtes et leurs jeux, la scandalisaient un peu.