Six années durant, poursuivant une politique de mirage et d’illusions, nous avons erré, en Syrie, dans le Liban, en quête d’une vérité qui, toujours fuyante, nous entraînait sur des chemins où, nous blessant cruellement à toutes les pierres, à toutes les épines, nous n’avons trouvé que déboires et deuils.

La preuve est faite que nous nous sommes égarés. Revenons sur nos pas. Prenons d’autres voies. Sinon, si vraiment nous ne croyons pas pouvoir changer de conception et de méthode, n’allons pas plus avant. Nous avons versé assez de notre sang, dépensé assez de milliards dans cette aventure. Abandonnons Syriens et Libanais à leur sort, ou, du moins, à qui voudra assumer la charge de leur tutelle.

Et rentrons chez nous.

Pierre LA MAZIÈRE
a publié à la même librairie

J’AURAI UN BEL ENTERREMENT !

Que les plus grands écrivains et les critiques les plus sévères de ce temps ont loué en ces termes :

Tout cela est fort, sain, net, hardi et comble de louange vivant. Seuls comptent ceux qui étreignent leur temps à bras le corps. Pierre La Mazière est du nombre. — Henri Béraud.


Voilà un bon et franc bouquin, le meilleur que j’aie lu depuis longtemps parmi ceux de la nouvelle génération d’écrivains. Il y a là de la vérité, de l’émotion et de la puissance. Enfin, c’est de quelqu’un dont je me souviendrai. — Paul Brulat.