Est-il vrai que le général Michaud excipe du fait que, par une omission du troisième bureau de l’état-major de Beyrouth, la transmission manuscrite du rapport Aujac n’a pas été enregistrée, pour prétendre que cette pièce ne lui est jamais parvenue ?
Est-il vrai qu’étant donné l’importance du document et l’urgence qu’il y avait à ce qu’il parvînt au commandant de colonne, un officier d’état-major[14], partant pour Damas, se le vit confier avec mission de le remettre aux mains du général ?
[14] Capitaine Georges Picot.
Cette mission fut-elle remplie ?
Si non, pourquoi ?
Y eut-il volonté, accident ou oubli ?
Est-il vrai que le général Michaud affirme n’avoir appris qu’après coup, c’est-à-dire sur le terrain, l’insuffisance combative des troupes constituant le bataillon Aujac ?
Est-il vrai qu’à Damas, dans la soirée du 29 juillet, au cours d’une réunion des officiers supérieurs et des chefs de service, le commandant Aujac répéta verbalement les termes de son rapport et qu’alors le général Michaud prononça ces mots : « Ne vous faites nul souci, votre unité n’aura pas à intervenir » ?
— Est-il vrai ?…
Mais à quoi bon allonger ce questionnaire ?