Ah! cette pensée chérie que tu sois mon époux. Ah! combien je désire ton corps pour manger beaucoup de toi!...

Voici une parole sur mon séjour à Papéuriri: je suis sage, je reste bien tranquille. Je me repose bien chez Tiahoui-femme, elle ne cesse d'être bonne pour moi -- ô mon petit ami (et mon grand chagrin) je te fais savoir en finissant cette lettre, jamais maintenant je suis bien, je suis retombée dans ce mal que tu savais sur moi cesser, ce même mal, pas un autre; et cette maladie, je la supporte avec patience, parce que tu m'as oubliée; si tu étais près de moi, tu me soulagerais un peu...

Et maintenant, la Tiahoui et les siens te rappellent leur amitié pour toi, et ses parents aussi et moi aussi; jamais tu ne seras oublié des hommes de mon pays...

J'ai fini mon discours, je te salue, mon petit époux chéri.

Je te salue ô mon Loti,
De Rarahu ta petite épouse,

RARAHU

J'ai donné cette lettre à Tatehau oeil-de-rat, je ne sais pas bien le nom de l'endroit où je dois t'écrire.

Je te salue, mon ami chéri,

RARAHU.

IV