[Note 749: ] [ (retour) ] St. 22.

[Note 750: ] [ (retour) ] Il craint, dit le poëte, que J.-C. ne se venge de lui, et que pour s'être si peu soucié d'être baptisé dans l'eau épurée, quand il en avait le temps, il ne le soit dans l'onde amère et salée:

Teme che Christo ora vendetta faccia,

Che poi che battezar nell'acque mondo,

Quando ebbe tempo, si paco gli calse,

Or si battezzi in queste amore e salse.

(St. 47.)

[Note 751: ] [ (retour) ] St. 61 et suiv.

Renaud de son côté, tout-à-fait guéri de son amour pour Angélique, et ayant trouvé, par une rencontre heureuse et imprévue, dans la fontaine de la Haine, le remède contre les effets de celle de l'Amour [752], ne songeait plus qu'à retrouver Roland, dont il avait appris la maladie et la guérison. Le bruit de son combat à Lipaduse avait passé la mer; Renaud l'y veut aller trouver. Il traverse une partie de l'Italie. S'il ne court pas beaucoup d'aventures, il en entend raconter tantôt dans une hôtellerie, et tantôt dans une barque. L'histoire de la Coupe enchantée [753], celle du petit Chien qui secoue de l'or et des pierreries [754] amusent le paladin voyageur; et imitées par notre bon La Fontaine, elles ont amusé plus d'une fois parmi nous ceux mêmes qui les connaissaient dans l'Arioste. Enfin Renaud fait voile vers l'île de Lipaduse, où il trouve Roland occupé, au milieu de sa victoire, à pleurer son cher Brandimart [755]. Ils passent ensemble en Sicile pour lui faire des funérailles dignes de lui [756]. Olivier était avec eux, encore languissant de ses blessures. Ils cherchaient pour lui un médecin habile; on leur indique le saint ermite qui avait recueilli Roger [757]. Ils se font conduire sur son rocher dans une barque. L'ermite se met en prières, bénit le malade et le guérit. Sobrin qui les accompagnait, et qui était encore plus malade qu'Olivier, témoin de ce miracle, est touché de la Grâce, demande le baptême, le reçoit, et recouvre au même instant toute sa première vigueur.

[Note 752: ] [ (retour) ] C. XLII, st. 63.

[Note 753: ] [ (retour) ] C. XLIII, st. 11 à 46.

[Note 754: ] [ (retour) ] St. 72 à 143.

[Note 755: ] [ (retour) ] St. 151 et suiv.

[Note 756: ] [ (retour) ] Elles sont simples et touchantes; les regrets de Roland sont exprimés avec une éloquence naturelle, très convenable à son caractère, qu'il a retrouvé tout entier depuis qu'il est guéri de son amour.

[Note 757: ] [ (retour) ] St. 187 et suiv.