[Note 947: ] [ (retour) ] Acta regis Arthuri, l. I. Voyez ci-dessus, p. 123, note 1.
[Note 948: ] [ (retour) ] De regis Arthuri mensâ rotundâ, l. I. Ibid., note 2.
[Note 949: ] [ (retour) ] Il ne parle du moins de Thélésin que comme d'un barde, et ne dit mot de Melkin. Voyez ci-dessus, p. 132, note 1.
[Page 342, ligne 1.--]«Il (le Bojardo) était certainement poëte par l'imagination; mais on risque peu de se tromper en disant qu'il l'était beaucoup moins par le style.»--La preuve en est dans la réforme que le poëme entier a subie, et qui rend très-difficile, en Italie même, à plus forte raison en France, de se le procurer dans l'état où le Bojardo l'avait laissé. Après quatre ou cinq éditions du texte seul, après les deux ou trois qui avaient paru avec la continuation d'Agostini, le Domenichi en voulut donner une qui fût purgée de tous les défauts que l'auteur y eût corrigés lui-même, si la mort ne l'eût prévenu, et de ceux que l'état de corruption où la langue était retombée de son temps, ne lui avait pas permis d'apercevoir. Son édition a pour titre: Orlando innamorato del sig. Matteo Maria Bojardo, conte di Scandiano, insieme co i tre libri di Niccolo degli Agostini, nuovamente riformato per M. Lodovico Domenichi, etc., Vinegia, appresso Girolamo Scotto, 1745, in-4º. Il dit dans sa dédicace, adressée à Giberto Pio di Sassuolo: «V. S. illma. havrà da me l'Orlando innamorato del Bojardo..... e l'havrà riformato in meglio in quei luoghi, dove l'autore prevenuto dalla morte e impedito dalla rozzezza del suo tempo, nel quale questa lingua italiana desiderava la pulitezza de i nostri giorni, non gli puote dar quello ornamento, ch' era dell' animo suo.» Cette édition est celle dont j'ai tiré les citations répandues dans les notes de ce chapitre VI. J'ai pensé qu'étant plus rapprochées du style moderne, elles conviendraient à plus de lecteurs. J'avais cependant sous les yeux la dernière édition antérieure à la réformation du Domenichi, Vinegia, 1539, in-4º.; et, pour satisfaire ceux qui peuvent être curieux de ces détails, je finirai ce qui regarde l'Orlando innamorato, en rapprochant ici les trois premières stances originales du Bojardo de celles de son réformateur.
STANCES ORIGINALES.
Signori e cavallier che v'adunati
Per odir cose dilettose e nove
Stati attenti, quieti, et ascoltati
La bell' historia che'l mio canto move.
Et odereti i gesti smisurati,