[Note 226: ][(retour) ] En 1562.
[Note 227: ][(retour) ] C'est encore une des occasions où M. Suard a été trompé par sa confiance dans le Manso.
[Note 228 ][(retour) ] Jusqu'aux vacances de 1561.
[Note 229: ][(retour) ] En 1587.
Dès que son père eut enfin consenti qu'il abandonnât les lois, il se livra plus ardemment que jamais à ses études philosophiques et littéraires. Il suivait avec beaucoup d'application les leçons d'un maître[230] qui expliquait la Poétique d'Aristote; il assistait aux conférences particulières qu'un autre[231] tenait chez lui, sur des matières de philosophie et de littérature. Ses maîtres en éloquence et en philosophie étaient les plus célèbres professeurs de ce temps-là[232]. Il passa quelque temps après, avec eux, à Bologne, ou plutôt il fut invité à s'y rendre, de la part même du sénat, par les restaurateurs de cette université qui venait de se rouvrir, et à laquelle on désirait redonner son ancien éclat. Torquato se rendit à cette invitation; et soit dans les exercices de l'université, soit dans les académies et des réunions particulières, il fit voir une facilité prodigieuse pour la discussion des matières les plus élevées et les plus abstraites.
[Note 230: ][(retour) ] Le Sigonio.
[Note 231: ][(retour) ] Sperone Speroni.
[Note 232: ][(retour) ] François Piccolomini et Frédéric Pendasio.
Dès le temps de son séjour à Padoue, il avait conçu l'idée d'un poëme épique, dont la conquête de Jérusalem faite par les chrétiens, sous le commandement de Godefroy de Bouillon, serait le sujet. Il avait déjà fixé le nombre et choisi les noms des personnages qu'il y voulait introduire, imaginé différents épisodes et déterminé les endroits où ils devaient être placés. A Bologne, il commença l'exécution de quelques parties. On a conservé trois chants de cette première ébauche[233] elle était dédiée au duc d'Urbin, sous la protection duquel le Tasse vivait à Bologne. Il n'avait alors que dix-neuf ans, et ce qui étonne, c'est que dans ce premier essai il se trouve plusieurs octaves qu'il replaça depuis dans son poëme, et qui s'y font remarquer par cette pompe du style héroïque qui semblait être naturelle en lui.
[Note 233: ][(retour) ] Parmi les manuscrits d'Urbin, dans la Bibliothèque vaticane. Ils ont été publiés en 1722, mais très-incorrectement, dans l'édition générale des Œuvres du Tasse, faite à Venise.