[Note 494: ][(retour) ] In questo abburatamento.
[Note 495: ][(retour) ] Nostra canova.
[Note 496: ][(retour) ] Dell'amarognolo, mot qui ne se trouve point dans le vocabulaire de la Crusca.
[Note 497: ][(retour) ] Che si mettesse in piazza.
[Note 498 ][(retour) ] 498 Le dovessi appiccar sopra questo presente scartabello.
[Note 499: ][(retour) ] E che il sapore che vien del grano, nè dalla macine nè dallo staccio non può esser mutato.
Voilà certainement un singulier style académique. C'était une plaisanterie; mais elle n'était pas de bon goût, et ce préambule suffisait pour ôter tout crédit à la critique. Il est vrai que ce n'est pas ainsi que cette critique même est écrite. L'Inferigno n'en fut pas le rédacteur; ce fut l'Infarinato, ou le chevalier Lionardo Salviati. Il y répond à chaque assertion, à chaque phrase du dialogue de Pellegrino, par des décisions contradictoires, souvent tranchantes et absolues, quelquefois spirituelles, mais, souvent aussi, dures, injustes, pleines d'amertume et de fiel contre le Tasse, hérissées de figures et d'expressions recherchées, qui ne valent pas beaucoup mieux que les métaphores de la farine et du moulin.
«La Jérusalem, y est-il dit[500], loin d'être un poëme, n'est qu'une compilation sèche et froide; l'unité qui y règne est mince et pauvre, comme celle d'un dortoir de moines, tandis que l'unité du Roland furieux ressemble à celle d'un immense palais, dont la longueur, la largeur et la hauteur sont proportionnées. (Notez que le critique ne manque pas de donner ici une ample énumération de toutes les beautés de ce palais. Il y trouve une cour au milieu, entourée de galeries, ensuite plusieurs étages, partagés en salles, cuisine et appartements, et dans chaque appartement plusieurs chambres; ensuite des corridors, des terrasses, des caves, des écuries et un jardin avec toutes ses dépendances. Il conclut que tout cela est plus difficile à bâtir qu'un dortoir.) Le plan du Tasse, dit-il ailleurs, est comme une petite maisonnette étroite et disproportionnée, beaucoup trop basse pour sa longueur, bâtie sur de vieux murs, ou plutôt rapetassée comme ces greniers qu'on voit aujourd'hui dans Rome sur les débris des superbes thermes de Dioclétien. L'auteur n'a fait que rédiger en vers italiens des histoires écrites en diverses langues; il n'est donc pas poëte, mais simple rédacteur en vers d'une histoire qui n'est pas de lui; et cette histoire a tout aussi bon air avec les entraves qu'il lui a données, qu'aurait la métaphysique en chanson à danser. Le poëme de l'Arioste est une toile grande et magnifique, celui du Tasse est moins une toile qu'un ruban, ou ce qu'on appelle à Naples une Zagarelle; et, s'il se fâche de la comparaison, on lui dira que sa toile est si longue et si étroite, qu'elle est moins un ruban qu'un fil[501].
[Note 500: ][(retour) ] Tout ce qui suit est fidèlement extrait des réponses faites, article par article, au dialogue de Pellegrino, dans l'écrit publié par l'Infarinato, au nom de l'académie.
[Note 501: ][(retour) ] Ce dernier trait est dans la réplique à l'apologie du Tasse, mais non dans la première critique.