Tels étaient donc Pausole, ses femmes, son Grand-Eunuque et son palais. Quand nous aurons expliqué, plus loin, qui était la blanche Aline, nous pourrons interrompre ici les chapitres descriptifs, c'est-à-dire permettre aux lectrices de ne plus sauter tant de pages à la fois.

[CHAPITRE III]

OÙ L'ON DÉCRIT LA BLANCHE ALINE DE LA TÊTE AUX PIEDS POUR QUE LE LECTEUR DÉPLORE SA FUITE ET LA PARDONNE EN MÊME TEMPS.

Si les peintres ont fait des nuditez, le péché est très grand, parce qu'ils n'y peuvent bien réussir sans voir le naturel.

Examen général des conditions, etc.—1676.

La blanche Aline était fille d'une Hollandaise et probablement aussi du Roi Pausole.

Du moins, personne n'en douta jamais.

Ses cheveux étaient blonds, son teint clair mais sujet à des rougeurs extrêmes, ses narines ouvertes et ses lèvres gaies.

Je sais qu'on n'a pas coutume de tracer le portrait des jeunes filles au delà de leur décolletage. Il n'importe: dans quelques années, nous en sommes tous avertis, cette mode tombera en désuétude et, ne fût-ce que pour engager les peintres dans une voie si recommandable, je ne tiendrai aucun compte des règles établies.

La blanche Aline, quatorze ans et cinq mois après sa naissance, prenait le plus vif intérêt à suivre le développement de sa gracieuse personne. Il est tout naturel que nous l'accompagnions devant sa glace, où elle se considérait le matin avec tant d'affectueuse curiosité.