—Aucune ne vous a boudé?... Oh! je comprends ça, par exemple! Vous êtes si joli garçon... Je vous ai dit oui comme elles, vous voyez... Et encore, elles savaient peut-être ce qu'elles faisaient en vous suivant, tandis que moi je ne sais pas du tout. Ou presque pas.

—Vraiment?

—Ma sœur ne veut jamais me répondre quand je lui demande des renseignements. Tout ce que j'ai appris, c'est par ma cousine. Mais elle ne m'a pas dit ce qu'il y a de plus important, j'en suis sûre.

—Qu'est-ce qu'elle vous a dit?

Philis hésita en souriant.

—Vous allez vous moquer de moi si je vous le répète.

—Certainement non.

—J'ai retenu tout de travers, je m'en doute. Et puis je ne sais pas tous les mots... Enfin, tant pis, vous me reprendrez; voilà.

Et, comptant sur ses doigts pour ne rien oublier, Philis énuméra ses petites connaissances, d'une voix basse, lente et circonspecte, levant parfois un œil alarmé, comme une élève incertaine qui redoute le fatal zéro.

Giguelillot l'écoutait avec une estime croissante. Dès qu'elle eut achevé de parler, il lui dit en joignant les mains: