Taxis cherchait dans sa Bible de saines distractions à un tel spectacle; mais le hasard l'ayant fait tomber sur le second livre des Chroniques, il ne trouvait dans la biographie de Salomon que des exemples encore plus scandaleux des turpitudes où peut sombrer le dévergondage royal.
Diane à la Houppe regardait la foule en soulevant le rideau de son palanquin.
Giguelillot, à rebours sur sa selle, tenait par les mains deux jeunes filles dont chacune tirait en avant une farandole mouvementée de sœurs, d'amies ou d'inconnues. Ce qu'il leur disait devait être d'un intérêt particulier, car, sitôt qu'il avait prononcé le moindre mot, on le répétait d'un bout à l'autre de la file avec d'assourdissants éclats, et le cortège avançait toujours, traînant derrière son étambot où Giguelillot était sirène, un double sillage de rires.
[CHAPITRE VI]
DE LA PROMENADE QUE FIT PAUSOLE À TRAVERS SA CAPITALE.
Deux besoins qui réuniront toujours les hommes en sociétés, le besoin de l'ordre et celui de se perpétuer, déterminèrent ces nouveaux habitants à demander un chef et des femmes.
Bon de Wimpfen, Voyage à Saint-Domingue.—1789.
La préfecture et l'Hôtel de Ville s'étant, par hasard, entendus pour se partager l'honneur de l'insigne présence royale, Pausole accepta le festin des conseillers municipaux et fit porter ses bagages dans les appartements préparés chez le préfet.
Il y avait bien quelque part un palais de la couronne, mais comme Pausole ne venait jamais dans sa capitale, il avait consenti à ce qu'on transformât la vieille résidence en un jeune musée populaire.
Aussitôt après le repas, Pausole ragaillardi et non pas fatigué par ses deux jours de promenade, déclara qu'il ferait sur le dos de sa mule le tour des bas quartiers de la ville.