—Que je t'aime bien?
—Et que tu me laisses libre.
—Mais enfin pourquoi?
—Parce que tu m'aimes bien.
Pausole, très ému, regarda sa fille. Longtemps il resta silencieux, comme si une lutte profonde et presque pénible se livrait sous sa poitrine entre les divers conseils de son affection paternelle. Puis il dit un peu tristement:
—Eh bien, nous verrons, mon enfant. Je t'aime assez pour te rendre plus heureuse que moi.
[ÉPILOGUE]
Sat prata biberunt, comme dit le vieil Horace.
Le Temps, 20 novembre 1900.
Revenu au palais le soir même par une marche très fatigante qui dura près d'une heure et quart, le Roi Pausole passa trois jours en silencieuses méditations.