Mais plus charmant la nuit que toute autre chose, il est un lieu connu de nous seuls et qui nous attire à travers la forêt: un buisson de roses mystérieuses.

Car rien n'est divin sur la terre à l'égal du parfum des roses dans la nuit. Comment se fait-il qu'au temps où j'étais seule je ne m'en sentais pas enivrée?

34 — LES REMORDS

D'abord je n'ai pas répondu, et j'avais la honte sur les joues, et les battements de mon cœur faisaient mal à mes seins.

Puis j'ai résisté, j'ai dit: « Non. Non. » J'ai tourné la tête en arrière et le baiser n'a pas franchi mes lèvres, ni l'amour mes genoux serrés.

Alors il m'a demandé pardon, il m'a embrassé les cheveux, j'ai senti son haleine brûlante, et il est parti... Maintenant je suis seule.

Je regarde la place vide, le bois désert, la terre foulée. Et je mords mes poings jusqu'au sang et j'étouffe mes cris dans l'herbe.

35 — LE SOMMEIL INTERROMPU

Toute seule je m'étais endormie, comme une perdrix dans la bruyère. Le vent léger, le bruit des eaux, la douceur de la nuit m'avaient retenue là.

Je me suis endormie, imprudente, et je me suis réveillée en criant, et j'ai lutté, et j'ai pleuré; mais déjà il était trop tard. Et que peuvent les bras d'une fille?