— Tu le servirais mieux, puisque tu lui donnerais toute ta vie, que tu lui consacrerais toute ta carrière. Ce serait la plus noble des existences.

— Et pourrais-je être plus utile à ma mère et à sœur en faisant ainsi ?

— Ta mère et ta sœur jouiraient mieux de la fortune et de la gloire que tu pourrais acquérir. La France manque de marins. La voie t’est largement ouverte. Tu n’as qu’à y entrer résolument. »

Guillaume avait penché la tête. Il réfléchissait.

Quand il la releva, sa pensée s’était faite précise. Il demanda :

« Mais, pour devenir officier, pour faire ces études dont vous me parlez, il faut aller en France, n’est-ce pas ?

— Oui, naturellement.

— Alors vous me ramèneriez en France ? »

Clavaillan fit un geste évasif et répondit sur un ton analogue :

« Bien certainement, je te mènerai en France, dès que je pourrai.