Et pendant quelques minutes, la lutte se poursuivit augmentant les chiffres de quantités proportionnellement décroissantes.
Ceux-ci atteignirent sept mille trois cents francs.
C’était un prix énorme, même pour un piano venant de France.
Le commissaire frappa les deux premiers coups au milieu d’un silence haletant. Puis il leva son marteau pour la troisième fois.
« Dix mille ! » cria une voix mâle, une voix de commandement.
Tout le monde se retourna en proie à une profonde stupeur.
Celui qui venait de parler était Robert Surcouf en personne.
Et, devant cette somme énorme, et qui parut à tous disproportionnée, toutes les compétitions s’effacèrent, l’instrument fut adjugé au corsaire.
Mais cela ne fit que stimuler les curiosités des spectateurs.
Les gloses, les commentaires, les hypothèses se mirent à aller leur train.