Bientôt, sous l’effet du champagne, les langues se délièrent et les nouvelles les plus diverses circulèrent autour de la table.
Presque partout on parlait de la France et de son empereur.
« Quel homme étonnant et quel admirable génie ! s’écriait lady Stanhope, qui ne ménageait jamais les termes pour exprimer son admiration.
— C’est un ambitieux extravagant, dit un vieux général.
— L’ambition est permise quand elle sert à l’illustration et à la grandeur de son pays, fit encore la bouillante jeune femme.
— L’ambition n’excuse jamais certaines fautes.
— Et quelles fautes a-t-il donc commises ?
— C’est un usurpateur. Il n’a travaillé que pour lui. Son devoir était de soumettre ses exploits à son gouvernement.
— Un tel homme n’était pas fait pour obéir. Il lui fallait toute la liberté d’action. Son gouvernement ne l’aurait peut-être pas compris.
— Il perd son pays.