Et, sans attendre de plus amples explications, il enroula autour de sa taille le grelin dont il allait se servir pour opérer sa descente dans l’habitacle.
Le temps était mesuré, les minutes comptées. Il fallait se comprendre à demi-mot et agir vite. Mais le péril commun leur donnait une mutuelle entente de leurs pensées.
Evel venait de s’arc-bouter au pied du mur. Ustaritz monta sur ses épaules.
D’un bond, avec la légèreté d’un chat, Will grimpa sur le dos du premier, puis sur celui du second. Mais il s’en fallut d’un demi-pied qu’il n’atteignît la fenêtre.
« As pas peur ! » dit à son tour Evel.
Et l’hercule breton, prenant entre ses larges mains les chevilles du Basque, souleva celui-ci, qui lui-même portait l’enfant. Will mit ses mains sur le rebord.
D’un vigoureux rétablissement, il s’assit à califourchon et se mit à dérouler la corde.
Ustaritz et Evel en retinrent une extrémité, tandis que l’enfant se laissait glisser dans l’intérieur de l’abri et se guidait à tâtons autour du bateau.
Les deux marins quittèrent leur poste au pied du mur et vinrent se coller à la porte cochère par laquelle allait sortir l’embarcation.
« Hein, petit ? questionna Evel, vois-tu clair là dedans ?