La maman de Caillou se mit à rire.
— Vous croyez que je plaisante, lui dis-je, mais c’est une histoire qui est arrivée, et je plains beaucoup ce canard : si vous voulez bien y réfléchir une petite minute, il fut assassiné par persuasion. Toutefois vous pouvez aussi accepter ce récit comme une fable, et supposer que ce canard, c’est vous, moi, ou notre voisin et Caillou lui-même, si on lui donne trop tôt, et comme on la donne, hélas, ce qu’on est convenu d’appeler « de l’éducation ». Car ça consiste généralement, chez nous, à faire perdre aux petits Français leur personnalité et leurs instincts. Je vous engage à vous méfier : Caillou n’y gagnerait absolument rien.
Juillet 1909 — Février 1911.
FIN
TABLE
| PREMIÈRE RENCONTRE | [1] |
| CAILLOU ET LES FEMMES | [19] |
| LES CHIENS ET LA GLOIRE | [51] |
| A LA CAMPAGNE | [63] |
| SA PUDEUR | [81] |
| LES AMIS DE CAILLOU | [95] |
| LE CIRQUE | [133] |
| LA GOURMANDISE | [143] |
| L’ŒUF DE CHEVAL | [153] |
| CAILLOU ET SON PÈRE | [165] |
| DU SENTIMENT DE LA PROPRIÉTÉ | [175] |
| LE MYSTÈRE | [187] |
| L’OPÉRATION | [217] |
| L’AUBE DE L’AGE INGRAT | [229] |
E. GREVIN — IMPRIMERIE DE LAGNY — 4830-7-14.