» A la fin, je demandai :
» — Et qui est-ce qui va entrer là dedans ?
» Il ne fallait pas songer aux pêcheurs à la drague, puisque le scaphandre leur retirait le pain de la bouche. Zurita s’y enferma une minute, pour voir, et je lui envoyai de l’air avec la pompe. Il en sortit en disant que c’était sublime, qu’on respirait parfaitement, et qu’il s’était fait l’effet d’un monstre marin.
» — Alors, tu descends ?
» — Moi ? fit Zurita. Qu’est-ce que ça peut me faire, les perles ? Ça n’est pas à moi. Et puis, je suis hidalgo !
» — Mais puisque c’est une armure comme pour les chevaliers ! insista Pérez d’un air engageant.
» Zurita ne voulut rien savoir, et on eut beau chercher dans tout le pays, personne ne voulut consentir à entrer dans le scaphandre pour aller pêcher les perles, par la raison que c’était tenter Dieu. Moi je dis :
» — Il faudrait trouver un Italien…
» Parce que les Italiens font tous les métiers, pourvu qu’on les paie. Les émigrants, ça vient pour travailler. Il y en a moins chez nous qu’au Brésil, mais à la fin on en trouva un qui voulut bien s’habiller avec le scaphandre pour descendre dans le fond de la mer, à condition qu’on lui donnât quatre piastres par plongée. Il disait pourtant :
» — J’aimerais mieux y aller tout nu. J’ai de la méfiance !