— Mademoiselle, lui cria-t-il, mademoiselle, il n’y a pas d’idéal ! Je viens de le découvrir et c’est grâce à vous. On croit, et tout le monde dit, même le dictionnaire, que c’est la réalité, plus quelque chose, une chose que d’ailleurs nous ne saurions concevoir. C’est tout l’inverse. L’idéal, pour les gens, cela ne consiste pas à ajouter, mais à retrancher, à supprimer des apparences ce qu’on trouve désagréable, à simplifier, ce qui est une formule d’art légitime, mais non pas une possibilité sociale : car rêver qu’on peut abolir quelque chose, dans sa propre vie ou dans celle des autres, ce n’est qu’une lâcheté. J’arrive donc à cette conclusion que l’art et la morale n’ont aucun rapport. Vous m’en voyez tout désolé.
TABLE
| LE BOL DE CHINE | [5] |
| LE CHEF-D’ŒUVRE | [14] |
| CELUI QUI RESSUSCITA | [23] |
| CELUI QUI NE RÉALISAIT PAS | [34] |
| HENRI ROUSSEAU, PEINTRE ET DOUANIER | [45] |
| A FIXIN | [55] |
| ISADORA DUNCAN | [64] |
| M. RAYMOND DUNCAN | [75] |
| ERREUR DANS LE VOCABULAIRE | [84] |
| LE BAS-RELIEF | [93] |
| POUR UNE NOUVELLE LIGUE | [105] |
| LES DEUX TRIBUS | [124] |
| JEAN-LOUIS, ENSEMBLIER | [134] |
| SIMULTANÉISTES | [144] |
| LA SINGULIÈRE HISTOIRE DU PORTRAIT | [154] |
| BARNAVAUX ET LES BEAUX-ARTS | [165] |
| L’IDÉAL | [177] |
ALENÇON. — IMP. GEO. SUPOT.