— Loué soit le Rétributeur ! s’écria Djanine. Que tu es beau, mon architecte !
Le lendemain Youssouf alla encore vendre son salep et gagner avec son salep le pain du ménage.
— Le paradis vient, songeait-il, à l’heure où il est écrit. La faim vient en attendant, la faim vient tous les jours.
Il disait cela, étant un homme raisonnable. Cependant il construisit encore un kiosque, par prudence et par idée de grandeur. Et Djanine l’aida avec conscience, et elle y mit de la magnificence, et ils firent une œuvre immense. Et quand ils eurent achevé la coupole, ils ajoutèrent des clochetons ; après les clochetons, des pendentifs ; après les pendentifs, des arabesques, et après les arabesques, un portique.
— Je crois, dit Djanine à son tour, que c’est un très beau kiosque.
— Je le crois, répondit Youssouf.
— Il sera pour moi, dit Djanine.
— Si tu veux, répondit Youssouf.
Il bâillait fort, et s’endormit.
Mais, le lendemain, Djanine suggéra :