— O Yasmine !… fit M. Feathercock.

Et il prononça ces paroles d’un tel ton que les deux autres éclatèrent de rire.

Puis toutes trois prirent la fuite, Yasmine un peu plus lente, en lui jetant un bouquet de colchiques. Et il n’y eut plus ni dames turques, ni odeur de dames turques.

— … Je savais que ces fleurs donnent un breuvage excellent contre la goutte, songea M. Feathercock, resté seul dans la prairie. Mais comment ai-je pu ignorer leur beauté ?

Le lendemain, il interrogea Mohammed.

— Est-il vrai, lui demanda-t-il, que les dames de ce pays connaissent de précieux secrets d’amour, et qu’elles surpassent toutes les autres en délices ?

— C’est le mystère de la foi musulmane, répondit Mohammed avec discrétion.

Mais son silence rendit M. Feathercock plus rêveur encore que s’il avait parlé. Il se disait : « Les reverrai-je ? »


— … Elles te reverront, lui dit un jour Mohammed à voix basse, bien qu’ils fussent seuls. Elles te recevront ce soir, dans une petite maison, au bout du faubourg, là où commencent les jardins. C’est la quatrième après un cyprès unique ; et il y a, en face de la porte, une tombe dont la stèle porte un turban neuf.