— Je retournais à Paris, expliqua Thérèse, simplement.

Il l’accompagna jusqu’à la gare très proche.

— Deux heures, fit-il, je ne vous demande que deux heures : le temps de vous montrer ce beau point de vue d’Orgeval, et je vous ramène à Villennes pour le train de quatre heures et demie.

Thérèse hésitait encore.

Le chauffeur d’une vieille auto de louage, devant la station, reconnut le peintre :

— Bonjour, monsieur Charlet, vous voilà donc revenu dans nos pays ?

Il ouvrait sa portière.

— Non, prononça Charlet, pas aujourd’hui. Nous prendrons l’autobus, madame et moi…

Et cette délicatesse acheva de conquérir Thérèse. Elle eût éprouvé quelque répugnance à partager avec lui une voiture particulière : la promiscuité même de l’autobus la rassurait.

En vingt minutes, la patache grinçante les conduisit au sommet de la butte d’Orgeval. Ils descendirent, et Charlet fit prendre à Thérèse un sentier à travers champs.