S'en allait autrefois par le pays d'Assour,

Et la mystérieuse aurore d'un grand jour

Empourprait, à sa voix, le jardin blanc des nues.

Les peuples le suivaient et ne comprenaient pas

Quels dieux, accompagnant la marche du prophète,

Candidement semaient dans les villes en fête

Des lys miraculeux et calmes sous ses pas.

Mais tous buvaient le miel divin de ses paroles,

Le miel fait de parfums et de baumes puissants,

Forts comme la senteur éparse de l'encens,