Doux comme la senteur éparse des corolles.

Pour s'enivrer des mots que sa bouche versait,

Les laboureurs quittaient le manche des charrues,

Et parmi la clameur des foules accourues

Le Voyant pacifique et sublime passait.

Désormais, dédaigneux des apparences brèves

Et des illusions passagères, fermant

Leurs yeux purifiés à la clarté qui ment,

Les hommes ouvraient l'âme à la splendeur des rêves.

II