Dans l'espace des nefs sans limites, lamées

D'azur, des encensoirs effeuillent des fumées.

Dans le frisson de leurs échos multipliés,

Des sons inentendus ébranlent les piliers.

Le voile rejeté d'un fulgurant coup d'aile,

Le Tabernacle inaccessible se révèle.

Et lorsque l'Ostensoir éphémère me luit,

La robe du soleil semble teinte de nuit.

Seigneur Dieu, l'appétit des vagues me réclame,

L'aumône de mon corps est faite. Cueillez l'âme.