Et mes yeux, emperlés d'une angoisse inconnue,
Mes yeux cherchaient tes yeux nocturnes dans la nue.
Parfois, dans le brouillard chantant de la forêt,
Une fée illusoire éclôt et disparaît:
Dis-moi que tu n'es pas l'ombre vaine d'un rêve,
O fille de la mer et de l'écume brève.
Dis-moi qu'avant la tombe et nos corps révolus,
Le flot de tes baisers ne se tarira plus.
Je ferai vivre par delà les étendues
Ton nom sanctifié dans les cordes tendues.