Attendent-ils le chœur des élus, pèlerins
Joyeux et jamais las d'un Temple que j'ignore,
Qui s'envolent de l'ombre ancienne vers l'Aurore.
Emmène-moi par les Edens et les Sions,
Toi qui sais les chemins de constellations.
LE POÈTE-ROI saisit la grande Lyre et, sous le plectre, les cordes de brebis vibrent dans l'écaille de tortue transparente.
Avant la Terre, avant les Jours et les années,
L'Immuable a pétri nos chairs prédestinées.
J'ai trompé mon ennui par la lyre, et j'attends
Tes seins qui m'appelaient de l'abîme des temps,