Soir du jour et soir des feuillées,

Qui dévaste l'ombre et frissonne

Dans les ramilles dépouillées.

Des pas glissent sur la terrasse;

Une étoffe roide s'y froisse;

Les voix que la nuit blême efface

Tremblent d'adieux, meurent d'angoisse,

Et cygnes chassés de tout fleuve,

S'en vont fébriles et blessées,

Sans que la ténèbre s'émeuve