Aux cris des âmes délaissées.

L'AUTOMNE A DÉNUDÉ…

L'automne a dénudé les glèbes et le soir,

Un soir d'exil et de mains désunies,

S'approche à l'horizon des plaines infinies,

Roi dévêtu de pourpre et spolié d'espoir.

O marcheur aux pieds nus et las qui viens t'asseoir

Sans compagnon, parmi les landes défleuries,

Près des eaux mornes, quelles mêmes agonies

Alourdissent ton front vers ce triste miroir?