Ou le retour tardif des héros et des dieux

Disparus dans la nuit formidable et sereine.

Fils de la neige pure et du ciel radieux,

Des cygnes indolents glissaient dans la vallée

Sur un fleuve que les lotus étoilaient d'yeux;

Leurs corps majestueux fendait l'eau refoulée

Et parfois leur plumage illustre secouait

Autour d'eux des flocons de lumière envolée,

Tandis qu'en un appel de deuil ou de souhait

Le cri des beaux nageurs aux ailes éployées