Abandonné depuis des siècles fabuleux,
Un grand temple dressait sur le mont solitaire
Ses portiques de marbre et ses escaliers bleus.
Pourpre traînant en ombre errante sur la terre,
Jardins ensanglantés de glorieuses fleurs,
Vasques d'or où l'ibis sacré se désaltère,
Et près des bois, gemmés par la rosée en pleurs
Du collier merveilleux que l'aube sainte égrène,
Des oiseaux ignorant les rets des oiseleurs:
Tout un monde de rêve espérait une reine