Lys d'aurore surgi des heures ténébreuses,

Tes bras souples et frais et tes lèvres heureuses

Ont rajeuni mon cœur et réjoui mon corps.

Et tu m'as cru, petite âme blanche et farouche,

Tel que ton désir vierge encore me voulait

Pendant tes longs baisers de miel pur et de lait,

Tant que l'ombre a menti comme mentait ma bouche.

Nulle parole et nulle étreinte et nul baiser

N'ont trahi la douleur secrète du cilice;

Mais éveillée avec l'aube révélatrice