Dans le double infini de l'espace et du temps

Monter le râle amer de l'angoisse éternelle.

X

Je ne veux pas courber la tête sous tes pas

Ni baisser devant toi mes yeux; je ne suis pas

Un mendiant d'amour et d'aumônes charnelles

Et la honte des pleurs souillerait mes prunelles.

Mais dans la nuit semblable à mon cœur sombre et fier

J'irai dire mon mal aux vagues de la mer:

Elle me bercera la mer consolatrice