L'herbe bruit, l'eau des fontaines se lamente

Et rit comme une nymphe avec son jeune amant.

La forêt a gardé pour mon oreille seule

Les chants anciens et les fleurs nobles d'autrefois

Parfument à jamais sa mémoire d'aïeule

Et tous les rhythmes morts revivent dans sa voix.

Les chênes musculeux portent de verts portiques,

Où pareils à des rois mes rêves passeront

Et près des dieux nouveaux, fils des taillis antiques,

Je plierai les genoux et courberai le front.