Mais retrouveras-tu la jeunesse première,
O parleur orgueilleux, ivre d'un vin mauvais?
Et si dans la splendeur de la pure lumière
Ton rêve était moins beau que tu ne le rêvais?
Ainsi qu'un porteur las délivre ses épaules
Tu voudrais rejeter les souvenirs humains
Et suivre le ruisseau qui court entre les saules
Et marcher tout le jour au hasard des chemins.
Va! tu n'entendrais plus les voix surnaturelles
Qui t'invitent la nuit, vers les magiques bois;