Ame riche de nuit, d'étoiles et de rêves

Qui puisas des trésors aux urnes d'un tombeau

N'abandonneras-tu jamais tes blêmes grèves

Pour cette ville en fleurs sous le printemps nouveau?

Ame riche de nuit, mon âme, tu recèles

Assez d'astres perdus et de soleils éteints:

Viens connaître la chair et les lèvres de celles

Qui tendent leurs seins nus aux pourpres des matins

Et font en souriant à l'aurore sereine

Fluer entre leurs doigts le sable et leurs cheveux,