Pour que, vivante enfin, ma bouche amère apprenne

A goûter le miel blond des heures. Tu le veux,

Ame lasse déjà des ivresses futures,

Toi qui n'as rien chéri que les pleurs et la mort:

Le vent gonfle d'amour les voiles toujours pures:

Loin de l'île où la blanche Hymnis repose et dort,

Pour moi seul, dans le vain cénotaphe des roses,

Nous irons conquérir son corps ressuscité;

Sans doute elle revit par les métempsycoses

Sur le sol oublieux que parait sa beauté