Garçon d’hôtel ou de restaurant, sans doute, ce Firmain… qui, certainement avait eu l’occasion de rencontrer à maintes reprises Paulette de Valmondois, vraisemblablement était ou avait été son amant. Il tenait d’elle deux certificats faux qui lui permettaient de se placer et le hasard ou la mauvaise chance le conduisait chez Léon Drapier.

Par suite d’une fâcheuse coïncidence, il advenait que Léon Drapier reconnaissait cet homme, ou alors apprenait, devinait peut-être ses relations avec Paulette de Valmondois, leur commune maîtresse. Une scène éclatait entre les deux hommes et, furieux d’être trompé par son valet de chambre, Léon Drapier, au cours d’une altercation, assassinait ce dernier !

C’était là une hypothèse vraisemblable, il ne s’agissait plus que de savoir dans quelles conditions le drame s’était produit et ce qui avait pu le déterminer.

Juve laissait Paulette de Valmondois se reprendre, se réconforter, puis doucement il l’interrogea :

— Mademoiselle, fit-il, voulez-vous me dire la vérité très exacte ? Cela a beaucoup d’importance pour vous, comme d’ailleurs pour M. Léon Drapier…

« Dites-moi, le vendredi 27, qu’est-il arrivé, lorsque vous avez passé la soirée au théâtre, toute seule ?

« Êtes-vous rentrée chez vous ? Étiez-vous accompagnée ?

Juve s’attendait à une réponse négative, il fut très surpris lorsque Paulette lui déclara sur un ton de naïve sincérité :

— Mais oui, monsieur ! Mon amant est venu me chercher à la sortie. Il a passé la nuit entière chez moi, ce qui ne lui arrivait presque jamais…

— Votre amant ? fit Juve, duquel voulez-vous parler ?