Léon Drapier demeurait immobile pendant près de cinq minutes dans la chambre à coucher, n’osant même pas respirer tant il avait peur.
Que s’était-il passé ?
Il voulait savoir, et cependant n’osait pas !
Il redoutait quelque nouveau drame, quelque effroyable complication.
Enfin, n’entendant rien, il s’avança et, lentement, après avoir traversé le boudoir vide, il pénétra dans la salle à manger. Un spectacle horrible s’offrait à sa vue.
Tombée à la renverse sur le plancher, Paulette de Valmondois gisait, toute couverte de sang !
Un revolver était à côté d’elle, et c’était tout. Il n’y avait personne d’autre ; mais la porte donnant sur l’antichambre était entrouverte, celle du palier n’était pas fermée. En l’espace d’une seconde, Léon Drapier comprit qu’un malfaiteur venait de s’enfuir ou alors que, peut-être, c’était Paulette de Valmondois qui s’était elle-même tiré ce coup de revolver, désespérée par les propos que venait de lui tenir son amant.
Léon Drapier ne s’arrêtait point à la première hypothèse.
Il ne songeait plus au cri qu’il avait entendu, à la menace proférée par cette voix mystérieuse qui avait articulé le nom de Fantômas !
Il ne considérait qu’une chose…