Paulette, elle, le mangeait littéralement des yeux.
— Oh, mon chéri ! murmurait-elle. Comme je suis contente de te voir !…
Et Paulette ajoutait, pensant au père et à la mère Martin, ne pouvant se douter de la vérité :
— Quels braves gens, tout de même… Ils ont dû lire le drame dans les journaux, ils ont conduit le petit m’embrasser…
Elle s’agitait cependant, et le Dr Tillois s’en apercevait.
— Assez ! ordonnait-il. Allons, embrassez-le encore une fois, et qu’il s’en aille…
L’infirmière allait déjà remporter le petit Gustave lorsque celui-ci, brusquement, paraissait se souvenir d’une leçon apprise et récitait des paroles qui avaient dû lui être répétées sur tous les tons :
— Tiens, madame, commençait-il, on m’a dit de te dire bonjour et de te donner ça, c’est pour toi !
Il levait sa petite main, il tendait un humble bouquet de violettes.
Alors Paulette de Valmondois oublia son mal, son inquiétude et ses souffrances. Elle prit le bouquet de violettes que lui apportait son fils, elle l’approcha de ses lèvres, elle le huma avec transport.