Radrap se pencha vers ses compagnons.
— Attention, les hommes ! L’ennemi est là, il faut le surprendre. Demi-tour à droite ! Il faut investir la chapelle. Quand l’investissement sera fait, eh bien, ce sera l’assaut… En avant !
Ils dégringolèrent tous un escalier, arrivèrent dans la petite cour qui longe la chapelle et de laquelle on aperçoit les admirables vitraux qui garnissent les fenêtres. Là, ils tombaient sur les factionnaires envoyés par Radrap.
— Austerlitz !
— Waterloo !
Le mot de passe s’échangea, Radrap, comme un général de corps d’armée, questionnait :
— Avancez, les estafettes ! Au rapport ! Qu’avez-vous entendu ?
Ils n’avaient rien entendu du tout… Grelottant de froid, battus par la tempête, ils parlaient de rentrer dans la chambrée, disant qu’après tout les jours précédents ils avaient dû se tromper.
Alors Radrap les gourmanda :
— Est-ce qu’on avait idée de poules mouillées pareilles ? Peut-être bien qu’ils réclamaient l’artillerie, ou bien encore ces messieurs exigeaient un régiment entier ?