Radrap conclut brusquement :

— On est là pour faire son devoir, on le fera ! Que ceux qui ont peur s’en aillent !

Personne ne bougea, naturellement.

Alors Radrap commanda :

— Mouvement tournant ! Il faut entourer la chapelle, attendre et ouvrir l’œil. Si je juge l’assaut opportun, on verra bien…

Dans une accalmie de tempête, les bruits suspects redoublèrent.

— Ah ! mais, on le défendra, l’Autre ! gronda Radrap.

Et tandis que ses hommes se massaient, prenaient leurs positions, Radrap grognait de sourds jurons :

— Foutre de nom d’un chien !… On leur crèverait la panse à ceux-là qui oseraient s’attaquer à l’Autre, on les étriperait !

— À coups de sabre ! rugissait soudain, de sa voix chevrotante, Radrap… à coups de sabre, tout à l’heure ! Et ce sera de la bonne besogne !